Mardi 18 mars 2008
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Ca y est, les échéances municipales et cantonales sont derrière nous, et le constat semble évident et indéniable, le parti socialiste et plus généralement la
gauche sortent victorieux de ces élections.
Sans pour autant parler de tsunami, de raz de marée ou bien encore de vague, on perçoit tout de même un léger parfum de rose, atténuant quelque peu la
nauséabonde odeur de marée bleue laissée en 2007.
Sans surprise aucune, les Parisiens ont reélu très largement Bertrand Delanoë, fàce à une Françoise de Pannafieu qui devrait sérieusement penser à viser une
autre ville que Paris en 2014, tant elle est impopulaire!
Peut-être devrait-elle choisir un bon petit patelin, dans la Creuse ou l'Ardèche, pour avoir une chance de l'emporter un jour! Certes, il est vrai, elle
a tout de même gagné, pour maigre consolation, la mairie du XII ème arrondissement de Paris, mais elle n'en a pas voulu et elle vient d'annoncer aujourd'hui, qu'elle cédait sa place à sa directrice
de campagne, sûrement trop contrariée pour rester dans la capitale. Ses électeurs apprécieront !
Dans l'ensemble de l'hexagone, la plupart des grandes villes ont été remportées par la gauche, à l'exception de Marseille et de Bordeaux où le
triomphe d'Alain Juppé était attendu mais tout de même surprenant, au vu de sa défaite aux législatives précédentes, et de ses antécédants politiques...
Une ville emblématique de la victoire de la gauche est Toulouse, où le socialiste Pierre Cohen a battu le pseudo-centriste ardemment soutenu par l'UMP
Jean-Luc Moudenc. Cette victoire met un terme à 37 années d'hégémonie droitiste, qui plongait Toulouse dans un conservatisme opressant.
Du coté du modem c'est la panne réseau la plus complète, et l'assistance
technique semble faire la sourde oreille, le parti a, une fois de plus, joué sur tous les tableaux, tantôt à droite tantôt à gauche pour tenter de grapiller quelques sièges dans les conseils
municipaux. Il faut vraiment que François Bayrou revoit sa stratégie...
Au gouvernement, on refuse de parler de défaite, et il est vrai que la majorité des ministres ont remporté leurs communes respectives, mais les français les
ont avertis, en votant massivement à gauche. Malgré cela, François Fillon persiste et annonce que les réformes se poursuivront et même s'accentueront, sûrement devrait-il descendre voir la France
d'en bas partir tous les matins chercher la croissance pour notre président qui en rêve depuis tout petit.
La rose à certes eût du piquant, mais n'oublions pas que le parti est, plus que jamais, dans l'incertitude quant à son
avenir, ses dirigeants ont manifesté un semblant d'union pour ces élections mais la course à la direction du parti va bientôt s'engager et l'on peut s'attendre à un match musclé ou les candidats
ne se feront aucun cadeau...
Par Bastien
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Publié dans : Actualité politique
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